Le web est dur. Très dur.

La toile ne pardonne pas

coup-de-poing

Voilà le type d’article que j’ai envie d’écrire depuis un moment…

Les événements d’hier avec cette employée de Free qui a trouvé malin d’aller écrire sur les murs des pages Facebook de Bouygues et SFR avec son vrai nom me permet enfin de trouver le temps de m’y mettre.

La réaction des internautes a été violente, très violente. Trop violente. Non ?

Pour commencer cet article, je vous mets en garde : il a été écrit dans la nuit, il est possible et probable que j’utilise souvent le « je », que j’y expose certaines convictions pas nécessairement argumentées et qu’on y trouve des « formulations très parlées ».

D’autre part, j’estime qu’il n’est pas nécessaire d’enfoncer un peu plus cette personne, qui est accessoirement un être humain. Je vais m’efforcer de ne pas citer son nom dans cet article pour ne pas noircir un peu plus le tableau, néanmoins dans les liens qui parcourent l’article il est tout à fait possible que son patronyme apparaisse plusieurs fois.

Mais quelle idiotie…

Ecrire des histoires n’est pas mon fort, surtout qu’il doit y avoir plusieurs façons de raconter celle-là, mais grosso modo : elle est allée sur les pages Facebook de deux concurrents pour faire part de son « indignation ». Dans un cas en incitant à aller chez Free et dans l’autre cas en se faisant passer pour une cliente mécontente (nous n’avons pas prouvé qu’elle n’était pas cliente SFR).

Seul problème, elle travaille chez Free et c’est une chose que « Tanguy », le désormais célèbre community manager de Bouygues Télécom a rapidement débusqué. En effet, elle a utilisé son vrai nom pour faire cette démarche et une simple requête sur Google permet, entre autres, de trouver son profil Viadeo où elle mentionne publiquement travailler chez Free.

Emmanuelle B contre Tanguy de Bouygues

Elle aurait pu s’arrêter à ce message laissé sur la page officielle de Bouygues, mais alors qu’elle est identifiée comme étant une employée de Free, elle va se rendre sur l’une des pages de l’autre concurrent SFR 8 heures plus tard. Et là c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Emmanuelle B. de Free contre SFR

Même si nous admettons qu’elle soit de bonne foi sur le mur de cette page SFR, la fautive devait bien se douter que démarche allait mettre de l’huile sur le feu compte tenu du nom de son employeur.

Ce genre d’erreur arrive, mais depuis le lancement de l’offre Free Mobile, tous les yeux sont braqués sur le déversement d’indignations des clients des opérateurs traditionnels sur Facebook. Y contribuer, aux yeux de tous, c’est l’erreur à ne pas faire.

Elle doit vivre un enfer

En tant que blogueur, j’ai mon pire cauchemar : écrire une chose inexacte, une bêtise plus grosse que moi et qu’on m’attaque dessus et que m’associe à cette erreur à tout jamais.

Engager son nom, c’est prendre un risque, surtout sur le web et surtout quand on n’est pas consensuel. Pour dire ce que l’on pense ou faire du « trolling »… Il vaut mieux être anonyme.

Personnellement la transparence me permet d’assumer mes propos et m’empêche de dire certaines choses dont je parlerais probablement sous anonymat. Assumer, c’est ce qu’Emmanuelle B. a oublié de faire en supprimant ses messages et son compte Facebook au lieu d’affronter le problème.

Malheureusement pour elle, la machine est lancée, les images ci-dessus circulent sur Facebook et Twitter toute l’après-midi, Begeek publie un article, son nom débarque en trending topic de Twitter en quelques minutes, des images parodiques, un faux compte Twitter utilisant son nom est ouvert (maladroitement d’ailleurs) et « les internautes » fouillent le web à la recherche de toutes traces de sa présence (photos, Facebook, Myspace…). Le seul but de la démarche : « Se foutre de sa gueule ».

On peut se moquer d’elle et de la naïveté de son acte, mais c’est ce dernier qu’il faut attaquer, pas elle personnellement.

La réaction a été très violente et disproportionnée et il est important que quelqu’un fasse la démarche de le dire. Le web n’est pas une zone de non-droit. Il y a certes des moqueries, mais aussi un « lynchage » public et une usurpation d’identité. On est (ou presque) dans le registre de la diffamation et j’ai envie de vous dire que si Emmanuelle B. était un personnage public, certains de ces « moqueurs » auraient peut-être fait un tour au commissariat, que l’on soit sur le web ou non (la justice peut être à deux vitesses).

Le web c’est parfois le moyen-âge au temps des sorcières.

On est proche de ces paysans, fourche à la main, qui brûlaient des femmes arbitrairement pour sorcellerie. Ils n’avaient pas besoin de preuves, ni de réfléchir 5 minutes aux conséquences ou à une éventuelle injustice : le phénomène de groupe est tellement entrainant qu’il est presque impossible de lutter…

Au bûcher !

Le peuple moyenâgeux du web l’a brûlé vive en une après-midi.

Même pour une erreur grossière, faut-il salir son nom et détruire sa réputation ?

Le web retient, Google retient : la mémoire du web n’a potentiellement aucune limite et sa réputation est complètement foutue (ou presque).

J’ai l’impression que dans notre vie immatérielle la peine de mort existe encore.

En aparté, j’en ai vraiment ras le bol d’entendre que « L’Internet est virtuel ». Quel profond manque de recul et de réflexion, vous comprenez bien que l’immatérielle n’a jamais été aussi réel (surtout pour Emmanuelle B.).

Dire quelque chose d’erroné sur le web c’est beaucoup plus dangereux que de l’hurler dans la rue. Soyons clair, s’il y a un seul endroit où il faut être responsable de ses actes, c’est sur le web. Pas chez vous, pas avec vos collègues ou dans votre famille : sur le web.

Le web c’est le Far West, on cherche une nouvelle frontière qui pour le coup n’existe pas. L’Homme redevient l’animal qu’il a toujours été : un sans foi, ni loi. L’épisode de hier après-midi a fini par ressembler à une bande de primates émerveillés par leur participation collective à une lapidation numérique…

Gorille

Et encore, la plupart des singes savent probablement se montrer plus respectueux.

Faut-il civiliser le web ?

Le web ne pardonne pas, le web n’oublie pas… C’est peut-être du « Anonymous », mais la structure d’Internet est par nature anarchique et sans frontières.

La plupart des personnes qui proposent actuellement de « civiliser » le web méconnaissent profondément ces usages et ces enjeux. Ils souhaitent généralement imposer par la force : une loi, des limitations, des privations. Le problème c’est que sur une terre sauvage comme le web, c’est que sans consensus implicite avec sa population, le résultat est souvent le suivant :

A con, con et demie

Et pourtant d’un côté c’est une bonne chose.

Le web est devenu incontournable et la moindre erreur y est sanctionnée : c’est ainsi le meilleur espace possible pour que les hommes et les femmes politiques y exercent. Le web offre une parole ultra public et à jamais consultable : difficile d’y dire des âneries et c’est une très bonne nouvelle si les politiques y vont (chose qu’ils feront par la force des choses).

Le citoyen lambda peut l’interpeller sans détour, sur une page Facebook, sur un compte Twitter. Le politique ne peut pas fuir devant ses responsabilités sur le web comme on peut le faire dans la rue ou en fonçant dans sa voiture avec chauffeur pour esquiver une question. Le politique devrait être l’otage du peuple et le web, malgré ses défauts, reste une bonne nouvelle pour la démocratie.

Les politiques voient souvent la démarche d’aller sur le web comme un risque, si c’est le cas c’est qu’on se reproche quelque chose, non ? Ou alors il ne fallait pas faire le choix d’être un personnage public.

Pour conclure, revenons-en à notre employée de Free, c’est triste à dire, mais si elle est virée de chez Free, elle ne pourra pas trouver de travail chez un autre opérateur, ni dans un domaine impliquant le web (ou la communication). La « web-populace » française l’a numériquement tué et les conséquences pour elle peuvent vraiment être très graves. Peu importe sa faute, je ne pense pas qu’elle le mérite.

Sources

45 réflexions au sujet de « Le web est dur. Très dur. »

  1. vansnick

    Article personnel très sympa, merci pour ce partage ;)

    J’adhère à la quasi totalité sauf peut être au « peu importe la faute ».
    Je préfèrerais dire qu’il doit ya voir une proportion raisonnable entre la faute ou l’erreur (qui est ici, reconnaissons-le assez grossière) et les conséquences éventuelles.
    Les traces qui vont rester et l’état dans lequel cette personne doit se trouver sont tout à fait disproportionné. Au contraire d’être virée par Free, elle devrait être soutenue car, n’y a t il pas une responsabilité aussi de l’employeur que de préparer et former leurs employé(e) ?

    Souvenons-nous « We all make mistakes »

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Merci pour ton commentaire, c’est de plus en plus rare.

      Tu as raison, lorsque je dis « peu importe la faute », c’est une façon de dire que « peu importe le crime on ne condamne pas quelqu’un à mort ».

      Je suis naturellement en accord avec toi sur la proportion acte/conséquence et la responsabilité de l’employeur.

      Au plaisir de te revoir traîner sur mon blog :)

  2. Thibaut

    Très bon article.

    Dans ce genre de situation, le gros problème est que personne n’a conscience de l’impact que ça peut avoir. Il y a une responsabilité individuelle et de groupe à avoir et ça tout le monde ne semble pas en avoir conscience.

    Les gens se disent, je fais juste une vanne, pas de quoi en faire un drame. Sauf que multiplié par plusieurs milliers, ça peut devenir très grave. Il ne faut pas oublier qu’il y a un être humain derrière tout ça.

    Ça me fait penser à la cour de récré où les gosses se moquent d’un élève (avec l’effet de groupe qui va avec) en n’ayant absolument pas conscience de leurs actes, et qui conduit à des drames. Mais comme on ne la connaît pas on s’en tape hein.

    C’est le danger du web. Une belle leçon à ne pas oublier. Ce qui est triste est que le comportement groupé des internautes ne changera pas à ce niveau là, il faut juste faire en sorte de ne pas se retrouver dans cette situation.

    L’erreur est humaine, mais le web pas toujours.

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Elle a été très naïve.

      Je pense que la métaphore de la cour de récré aurait été plus pertinente que celle du bûcher (j’ai trop entendu « Jeanne d’Arc » à la TV).

      J’aime beaucoup ta derrière phrase, je la garde dans un coin de ma tête :)

  3. Rom1

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec ta conclusion. Ces lynchages sont tellement récurrents et éphémères qu’ils sont vites oubliés (dans nos esprits pas sur les serveurs). Le préjudice est donc sur les cendres que pourront trouver les recruteurs en tapant son nom dans les moteurs de recherche.
    Certains n’iront pas plus loin, mais je pense qu’un recruteur dans le secteur d’activité du Web est au fait des conséquences démesurées qu’un tel acte peut produire. Au moins il peut se dire qu’elle a dû beaucoup apprendre de cette expérience.
    Même si la valorisation des erreurs n’est pas le point fort du recrutement en France.

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Oui les erreurs en France on aime pas trop…

      Ma conclusion a vraiment rapport avec ce que tu décris ensuite : la requête Google.

      Il est très probable que les mots que j’utilise soient beaucoup trop forts pour ce que j’essaye de dire.

  4. GbrlMrn

    Je suis bien d’accord avec la dureté, les réactions disproportionnées et autres vacheries que bien souvent l’anonymat sur le Web permet (autorise, parfois).
    Mais il y a souvent un coté éphémère, parce que dans le fond, pas sûr que grand monde en ait grand chose à faire. C’est une réaction puérile imaginée légitime car massive par ceux qui y ont participé, et le soufflet retombe également très vite.
    Reste l’indexation dans les moteurs… Elle pourra toujours se reconvertir dans le SEO et l’e-reputation si elle arrive à faire disparaître les traces les plus visibles de cette mésaventure !

    Je me demandais… sait-on si elle était en « service commandé » et qu’elle a été naïve au point de croire que personne n’irai googler son nom ?

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Oui, je me suis également demandé si on lui avait suggérer de faire ça… Ce qui serait encore plus irresponsable de la part du commanditaire de l’acte.

      Je pense qu’elle peut se mettre au SEO et à écrire des contenus… Histoire au moins de mettre la poussière sous le tapis :)

      Mais je pense vraiment qu’elle est pas très futée.

  5. CWM Consulting

    C’est bien d’en parler mais je pensais ce matin à un article plus généraliste. Au temps pour moi…
    Sur ce cas précis, je fais pas mal de conclusions équivalentes. Oui, numériquement, elle est grillée… pour l’instant. Car si le web (machine) n’oublie pas, l’homme lui oublie vite…
    Et un bad-buzz en remplace vite un autre… Non ?

    Répondre
  6. Carine azevedo

    J’ai beaucoup aimé cet article, surtout la réflexion sur le fait que le web est une zone de lynchage public. Je partage largement cet avis.

    L’exemple que tu cites est tiré d’un milieu professionnel, c’est effectivement dommage. Mais je trouve cela encore plus dangereux quand les gens s’emballent et se déchirent sur des sujets bien plus légers. Il suffit de faire un tour sur les forums cynophile ou d’aquario-passionnés pour voir les débats, les lynchages, les prises de têtes pour des sujets tellement triviaux…
    Sans aller aussi loin, il suffit de lire les commentaires sous chaque vidéo d’ado sur dailymotion…

    Le web est devenu la nouvelle arène où les gens viennent se défouler

    Répondre
  7. Chob

    Bravo pour cet article nuancé et qui évite de hurler avec la meute.
    Dans ton titre, tu aurais pu ajouter « Con » et/ou « Lâche » à « Dur », tant il est facile de se mettre à beaucoup pour taper sur une seule… J’abonde dans le sens de Régis : cette personne n’a pas été formée (sinon, on peut s’inquiéter) et l’employeur aurait du reprendre la main très vite.
    Je rejoins certains commentaires : cette personne n’est pas marquée à vie et cet épisode agite un petit microcosme qui trouvera rapidement de nouveaux boucs émissaires.

    Répondre
  8. Stéphane

    L’éthique et la déontologie devrait régir la plume de tout écrivain, qu’il s’exprime sur le web, le papier ou même les pyramides. Nous vivons une époque où, nous avons la chance d’accéder à des informations qui pourraient nous permettre de prendre en main notre avenir, notre société. Pourquoi ne pas utiliser toute cette énergie pour construire plutôt que détruire. D’autant que des évènements bien plus inquiétants ont lieu chaque jour…

    Exemple : « La société française Amesys, qui a fourni du matériel d’espionnage électronique au régime de Kadhafi avec l’appui de Nicolas Sarkozy, au ministère de l’intérieur puis à l’Elysée, se retrouve désormais au centre d’investigations judiciaires. Le procureur de la République d’Aix-en-Provence vient d’ouvrir une enquête préliminaire visant Amesys, après le dépôt d’une plainte de l’ONG Sherpa. Source : http://www.mediapart.fr/journal/international/171211/la-justice-francaise-enquete-sur-l-espionnage-du-net-libyen
    Dans tous les cas merci pour avoir pris le temps des poser cette réflexion.

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Merci Stéphane, tu as raison et c’est un peu malheureux. Cela dit, je pense qu’il ne se passe pas un jour sans que quelqu’un dise ce que tu dis. Pourtant rien ne bouge vraiment non plus.

  9. Ping : Le web est dur. Très dur. | Digital Social Club | Scoop.it

  10. Joyau Vincent

    Mouais , on ne doit dire ce que l’on pense à visage caché , voila un bel acte de courage qui explique pourquoi c’est elle et non toi qui a fait ce bug.
    Commenter est forcement plus facile qu’agir .

    Qu’elle ait suivi le discours du dirlo de chez free ou qu’elle ait donné sa vision de la vérité , peu importe , on parle de forfaits téléphoniques qui interesent un tout petit pays, meme si en jeu il existe un gros million, mais on s’en fout , les espions ca existe c’est toléré , les faux clients aussi .
    Apparemment tu travailles sur le net , tu dois bien savoir qu’on y trouve a boire et a manger et pour tous les gouts ,le controle etant difficile et tant mieux !!!!! il suffit d’avoir envie de mettre une vidéo, un commentaire , un texte pour le faire.

    Elle reproduit sa phrase dans une assemblée avec les différents personnes intéréssés, la ca mérite peut être que l’on en parle , pour l’instant ca occupe de longs moments inoccupés, mon mail inclu!
    Bonne Journée
    Vincent

    Répondre
    1. vincent-b

      Il dit qu’elle bosse et qu’elle croit à ses trucs, et que toi tu te contente de tirer sur des ambulances. Je le rejoins, je pense que tu perds ton temps, que tout le monde s’en moque de ce que dit cette femme et pour qui elle travaille. Big deal.

    2. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Oui, ça c’est vite estompé et effectivement tous le monde s’en moque désormais.

      Mais sur le moment, je fais plus de 3000 visites sur cet article, la plus grosse audience de ce blog. La plupart des commentaires reflète un minimum d’intérêt pour l’article.

  11. Pierre Gainet

    Merci pour cet article qui prend le temps du recul et de la réflexion face à la meute qui a tendance à réagir sur le coup. La dictature du « buzz » et de l’émotion est malheureusement une réalité. Merci à toi de nous aider à en sortir.

    Répondre
  12. Simon Tripnaux

    J’irai même un peu plus loin dans la démarche intellectuelle en ajoutant qu’on se demande bien ce que certains ont comme temps à perdre à de telles mesquineries. On sait désormais qu’il y a des malades capables d’éplucher toutes les photos du site de La Redoute pour venir jouer les vengeurs masqués … voilà où se place l’égo : dans la dénonciation de l’erreur. Pourtant, quoi de plus humain ? :)

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Je ne sais pas si les gens sont mesquins, c’est la masse qui fait le mal. L’individu de cette masse a juste fait une petite vanne et son collègue a pousser la vanne un peu plus loin.

      Phénomène de groupe : pas de responsable, tous le monde responsable.

  13. TiPi

    Bonjour.
    Je découvre ton blog et ta prose, c’est assez agréable à lire. Ton retour sur cette histoire est des plus pertinent car, contrairement à tout ce qui passe sur le web, tu prends un recul obligatoire pour jauger de la situation. C’est une chose de plus en plus rare que d’arriver à émerger du web immédiat et sans limites pour prendre du recul et observer.
    Félicitations pour cette prise de position, je te rejoins en pensant que c’est un peu cher payé pour elle mais, avec un prénom comme le sien, toute vie sociale est forcément un enfer.

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Avec un prénom comme le sien, toute vie sociale est forcément un enfer.

      T’es dur ! Merci pour ton commentaire, ça fait vraiment très plaisir d’obtenir de la reconnaissance pour les choses que j’écris.

    2. TiPi

      Je ne flatte pas, je donne un point de vue ouvert sur quelque chose.

      Pour la chère E., disons que c’est son prénom qui rend dur…

  14. Vincent CC

    Bonjour Jean-Daniel,

    Un très bon article, j’ai apprécié et c’est agréable de lire ce genre de commentaires.

    Néanmoins il ne me semble pas t’avoir vu mentionner un point qui me semble important sur Internet dans ce genre de cas de lynchage (que ce soit de marques ou d’internautes).
    Tu en es pourtant un moteur aujourd’hui sur ce cas ci : l’auto-régulation.

    Le premier mouvement est toujours terriblement négatif et violent, façon chasse au sorcière comme tu le dis si bien. Certes.
    Mais de ce que j’ai pu en voir, à chaque évènement de ce genre, après les trolls arrivent une deuxième vague d’internautes qui viennent contre balancer et défendre la marque / la personne en rappelant tout ce que tu viens de rappeler dans ton article.

    Donc oui Internet est souvent une zone où les déchaînements sont violents, mais il y a toujours des pompiers pour venir éteindre le bûcher.

    Malheureusement la mémoire du web retient probablement plus le négatif généralement, mais tout de même.

    Vincent

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Merci pour ton commentaire Vincent, très pertinent et très vrai. Hier soir vers 4h du matin je n’avais pas encore assez de recul pour en venir à l’auto-régulation, merci d’ajouter cette analyse.

  15. Gpenverne

    Les sites internet qui en parlent ne le font pas spécifiquement pour se « foutre de sa gueule »… Peut être certains quidam se laissent aller à ce genre de dérapages, mais je pense que la volonté est d’informer les gens sur un trending topic qu’ils ne connaissent peut être.

    Ceci dit merci du conseil que tu m’as donné: je vais donc utiliser des initiales :)

    Répondre
  16. Benoit Faverial

    Au risque de passer pour le connard de service, je suis de ceux qui pensent que cette salariée de Free a eu ce qu’elle méritait.

    Un commentaire enflammé (et pas très réfléchi) aurait pu être une erreur. Mais c’est bien une demi douzaine de messages sur plusieurs pages qui ont été postés. Errare humanum est … Persevere diabolicum.

    Au dela de ça, les media sociaux ne laissent pas la place à l’improvisation, pas plus qu’ils ne laissent la place à ce type de mouvement d’humeur puéril et néfaste à la fois pour elle et son entreprise.

    Alors effectivement, on est en droit de se demander si elle a toujours un job (et ça m’étonnerais) et la plaindre des conséquences de ses actes, mais enfin, ce sont ses actes, sa responsabilité, et pas à une seule reprise.

    Les media sociaux sont une nouvelle liberté que chacun d’entre nous doit appréhender, et une nouvelle responsabilité qui incombe à chacun d’entre nous.

    Répondre
    1. Jean-Daniel Boutet Auteur de l’article

      Merci pour ton commentaire Benoit,

      Je ne vois pas trop où est-ce que tu passes pour le connard de service ? :)

      Ce que tu dis est vrai et l’objet de mon article n’est pas de la défendre, mais de mettre en évidence que le web est très violent.

      Elle a ce qu’elle mérite si elle est virée, se moquer est naturel, mais « salir » son nom de famille, c’est un peu hard.

  17. Ping : Le web est dur. Très dur. | Personal branding | Scoop.it

  18. Guillaume

    Et oui… on ne l’a pas raté… Après, ce qu’elle a fait, c’est un banal « faux commentaire » comme on en voit de partout, seulement, il est préférable de le faire avec une fausse identité….
    Allez sur n’importe quel site d’e-commerce, de voyage/réservation d’hôtel, d’avis sur des entreprises, comme « avis orange / sfr / bouygues », on retrouve souvent un certain nombre de commentaires « bizarres » que l’on retrouve (dans certain cas) sur plusieurs sites…
    Parfois ils sont reconnaissables par un abus sur les fautes d’orthographes pour faire « jeune ».
    Histoire de faire monter les avis positifs.
    Les marqueteurs connaissent l’importance des « avis » dans le choix des clients sur internet. Surtout, lorsque l’on donne un avis sur internet, en général… c’est pour se plaindre, par mécontentement, c’est rare qu’on aille mettre une avis positif sur internet, plus rare que le contraire en tout cas.
    Bref, c’est banal, mais elle a « fauté », et on l’a met plus bas que terre… Je comprends qu’on en rigole, mais je ne comprends pas ce déferlement de « méchanceté ».
    Parcequ’au final… il n’y a pas mort d’hommes… si !??

    Répondre

Répondre à Gpenverne Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>