Le web francais vu par ses étudiants

Le web français vu par ses étudiants

En recherche de stage avec quelques collègues du Master Web éditorial de Poitiers, on fait le tour des agences web françaises, notamment en marketing web.

Les offres de stages ne manquent pas, ce qui manque c’est des agences avec de vraies compétences. On tombe souvent sur des marchands de rêves et des usines à stagiaires. L’expertise dans le domaine du web et des médias sociaux est quasi-inexistante. On a la sensation que la plupart des agences web sont des boites de dépannage informatique reconverties ou des créations d’opportunistes ayant flairé que le domaine du web allait être porteur.

Après une recherche Google on peut établir un panorama foireux des « compétences webmarketing » de la plupart des agences :

Les sites web d’agences taguées « web marketing » en première page des recherches Google ne font tout d’abord pas forcément la différence entre la SEO et le webmarketing, la communication.

Pire, parfois nous avons même une confusion avec la technique, le point de vue techno-centré survit encore et toujours. Donc si on s’attarde un peu plus sur les « offres » proposées, effectivement on ne parle pas de compétences, mais d’offres (déjà tarifées et « sur mesure »…)

On tombe sur ce genre de choses :

- Achat d’espace

- Inscription sur les réseaux sociaux

- Achats de mots-clés Google

- E-mailing

- Newsletter

- Échange de liens…

- Inscription sur des annuaires…

Pour les techno-centrés :

- Sitemap Google

- Métadonnées

- Référencement naturel…

Bref, on peut voir un bon mélange de compétences et souvent un manque de recul sur les enjeux. On nous vend du webmarketing mais on nous offre du référencement. Je suis entièrement d’accord quant à l’importance du référencement d’un site, d’une marque. C’est bien d’être sur le web, mieux si on vous trouve et meilleur si on vous cherche. Ce n’est pas là le rôle de la communication et du marketing ?

Restaurant Kebab Webmarketing

Il y a quand même du marketing là dedans. Mais, pour citer Pierre Bellanger, on continue à faire ce que l’on faisait avant. Achat d’espace, e-mailing, newsletter… Quid du web 2.0 ?

On voit cependant apparaître des références aux réseaux sociaux, mais ce qui est effrayant, c’est que la plupart de ces agences semblent avoir du mal à parler de ce domaine qu’elles annoncent pourtant bien maîtriser.

On a quand même trouvé quelques agences vraiment compétentes. Cependant, elles restent minoritaires… dommage.

Il est hors de question pour nous d’offrir nos compétences à des opportunistes ou des « incompétents ». Nous sommes probablement l’une des premières générations à obtenir des diplômes de niveau BAC+5 dans le domaine du web, on bénéficie d’une connaissance théorique et d’un recul analytique que les personnes qui se sont reconverties à l’improviste vers le web n’ont pas.

Cela ne fait pas de nous des spécialistes, mais des personnes a priori largement compétentes.

Alors que la conjoncture économique est mauvaise et que la plupart des demandeurs d’emploi se jettent sur le moindre job, nous on fait l’inverse, on choisit les agences qui peuvent potentiellement nous employer, c’est un luxe pour nous.

Schémas de l'obtention d'un stage

De toute façon les offres de stage ne font pas rêver : En voici une avec les commentaires de l’un de mes camarades (en italique).

Stage SEO webmaster

3 axes possibles de ce stage SEO, webmaster, marketing.

En gros tu vas tout faire parce qu’on n’a pas les moyens de claquer des tunes.

Le stage :

3 mois à 2 ans pour seconder des projets SEO de haut niveau autour du site.
Vous êtes intégré(e) à une équipe qui utilise tous les supports de l’e-marketing et principalement le SEO par la création de sites.

Heureusement que tu utilises la création de sites pour du SEO. Nan parce que Google, il faut bien l’avouer, il repère mal les panneaux publicitaires de la D574 entre Foulnieux-la-Garenne et Mujac-du-château.

Si le stage est long, soit + de 6 mois, l’effort de formation a pour objectif votre CDI.

« L’effort de formation » ? Vous allez me former à quoi ? La nouvelle Senseo avec capsule en chocolat ? Parce que pour le reste ça devrait aller.

Avec ce stage, vous aurez une idée des meilleures armes du e-marketing et vous participerez au référencement SEO le plus pointu (déjà 5 ans de SEO intensif).

5 ans d’expérience ? Wahou ! Vous connaissez les meilleures armes e-marketing ? Mais vous êtes des génies, les plus beaux, les plus forts…

Contrat d’apprentissage en alternance ou conventionné. Rémunération à définir

Tu dis rien, t’as rien.

Vos qualifications :

Webmaster, chef de projet, capacité à traiter les textes fournis, capacité à déterminer les bons mots-clés.

Formation Chef de projet en école multimédia

Options marketing des écoles de commerce

HEC ?

La maîtrise de la langue française est requise.

Incroyable !

Réactif(ve), curieux(se), rigoureux(se), un Wordpress ne vous fait pas peur, un Excel non plus.

AH MON DIEU DERRIÈRE TOI !!! UN WORDPRESS !!! HORREUR, IL EST AVEC UNE GROSSE FEUILLE EXCEL !!!

Vous occupez déjà votre morceau de Web 1 ou 2.0

C’est un peu notre futur boulot.

Social Networker, bienvenu.

Une vraie classe à part.

Bilingue anglais, c’est mieux.

Et tricolore avec trois couleurs aussi c’est mieux.

Cordialement

De même

On n’aime pas trop être pris pour des « idiots ». Et les discours de marchands de tapis ne fonctionnent pas sur des étudiants en communication. CQFD.

Et un stage dans une pseudo-agence web française c’est comment ? Petit témoignage :

« Lors de la création de mon premier site web, j’ai été étonné par la manière dont les sites étaient conçus. Le client pour lequel je devais faire le site, un coach sportif à domicile, devait choisir son Template Joomla préféré sur le web.

Ici, je me suis demandé si ce n’était pas à nous, en tant que professionnels du web, de conseiller le client sur le design et la disposition du contenu à adopter, et de le proposer au client avec un argumentaire. Lors de la réalisation de ce site, je me suis retrouvé à travailler sur un Template sans âme, à mettre du pseudo-contenu fourni par le client (contenu par ailleurs pompé sur un site concurrent et des photos monstrueuses).

Résultat : le Template ne convenait pas du tout, j’ai donc dû le modifier, et le site n’a au final aucune identité.

Certes, ce client disposait d’un petit budget. Il fallait donc passer un minimum de temps sur ce projet.

Mais les réalisations d’une agence font partie de sa vitrine, et nous devons réaliser des sites de qualité pour prouver aux prospects les compétences de l’entreprise.

Je crois donc qu’il faut améliorer le processus de conception du site web, avant de passer à sa réalisation. Quitte à y passer plus de temps. Et pour peut-être en perdre moins sur des modifications inopportunes de Templates mal choisis. »

Quand on voit un patron de ce genre de boite en conférence public nous dire qu’une secrétaire qui utilise les médias sociaux à la maison a les compétences pour être Community Manager…

C’est peu comme si je disais : « Je prends le train tous les jours, donc je sais le conduire. »

Ce n’est pas parce qu’on utilise les réseaux sociaux qu’on est capable d’élaborer des stratégies de communication et qu’on a un recul sur les usages…

Ce genre de patron c’est celui qui se prétend influent sur Twitter alors qu’il pratique un mass-following débile. Je dis « débile » parce qu’un mass-following peut être fait intelligemment : en sélectionnant des personnes à la langue et aux intérêts communs. Démarche visiblement trop compliquée pour certains qui suivent des Coréens.

Sachez qu’en 2 semaines vous pouvez atteindre assez facilement 2 000 followers. Il suffit de regarder ce qu’il se passe sur les hashtags : #Followback #InstantFollowBack #TeamFollowBack #IFollowBack et autres.

Ce n’est pas parce que le web n’est pas un monde matériel qu’il doit être pris à la légère.

Faites comme si vous étiez dans la rue. Faites attention à ce que vous faites, à ce que vous dites et à ce que l’on dit de vous.

Dites-vous bien que sur le web c’est pareil. C’est même « pire » (mieux) puisque les traces restent. Et quand on est soi-disant un expert du web, c’est vite gênant.

31 réflexions au sujet de « Le web francais vu par ses étudiants »

  1. Francis Bélime

    Portrait amusant, juste et juste un peu acidulé. Sachez qu’il y a du bon et du moins bon dans tous les domaines et pas uniquement que dans le web.
    Et je pense comme Christophe. Ce constat devrait vous conduire à vous lancer. Entreprendre, c’est une vraie belle aventure !

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  2. Jdb Auteur de l’article

    Merci pour vos commentaires, ça nous fait réfléchir :)

    On prit le soin d’éviter d’être prétentieux, méchant et on a surtout évité de citer les « mauvaises » agences ! On est des étudiants et on a des milliers de choses à apprendre du monde du travail avant de « critiquer ». On essaye de faire un état de faits.

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  3. Ping : Les tweets qui mentionnent Le web francais vu par ses etudiants « jdb 2.0 -- Topsy.com

  4. Om

    Bonjour,

    Je découvre votre article à l’instant via l’un des mes contacts Twitter.

    Notre entreprise créée en 2010 a régulièrement des demandes liées au webmarketing. J’ai des clients qui attendent une réponse à ce sujet. Or notre métier est plutôt le changement de culture interne des entreprises vers le partage d’information sur la base d’outils de type « cloud computing » tels que Google Apps. Et nous ne trouvons pas d’agence qui semble faire l’affaire (comme c’est curieux, à la lecture de votre article).

    Seriez-vous intéressé à monter un pôle de ce type chez nous ? Quitte à ce que ça ne soit que le temps de votre stage. Ou pas.

    Comme vous allez vous jeter sur notre site, précisons que nous venons de prendre quelqu’un pour le faire enfin sortir du tréfond de nos emplois du temps et qu’il n’existe pas encore. Bienvenue, donc, sur cette question aussi. Votre stage pourrait d’ailleurs avoir pour simple objet d’augmenter notre visibilité en ligne et de démarrer l’animation de notre communauté de contacts.

    Merci pour votre article et pour le temps que vous prendrez à nous répondre.

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  5. Ping : Twitted by lesarchivistes

  6. Ping : Twitted by Phil_Merkapt

  7. EmilieB

    Voilà un bon moyen de trouver un stage dans le « web marketing ». Faire du buzz en pouvant étaler son point de vue ! Ca me rappelle mes débuts, depuis je me suis lancée en indépendante !

    Alors face à ça, je ne peux que dire : MOI MOI MOI, je cherche un binome! ;)

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  8. Marina Aubert

    Esprit critique, humour, professionnalisme, volonté d’apprendre, j’aime ça!

    Notre agence existe depuis 2003 et, justement, nous faisons bien la différence entre communication web (notre core business), marketing web, SEO, SEA, webdesign, ergonomie et technologies…

    Si l’un d’entre vous est intéressé par un stage en SEO près de Bruxelles, dans un environnement hyper web (www.rueduweb.be), nous serions très heureux de vous accueillir.

    On se skype? @aubertm

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  9. Ping : Twitted by allanlog

  10. Ping : Twitted by Saretta2009

  11. web2jerry

    Vous oubliez de mentionner que beaucoup d’incompétents ont des bac+5, le niveau scolaire ne fait pas tout. On en revient toujours au même une société d’éternels étudiants qui pensent pouvoir maîtriser le monde et tout savoir sur tout. Dommage. Un peu trop français à mon goût.

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  12. Jdb Auteur de l’article

    J’avoue que l’argument du niveau d’étude est bancale. Après tu pars un peu dans l’extrême. On dit juste qu’on s’estime compétent et déçu de ce que l’on observe.

    Notre critique est facile, la tienne aussi. On est aussi « français » l’un que l’autre.

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  13. Antoine

    Ne désespérez pas ! Quand j’étais plus jeune, j’avais effectué un stage censé être de trois mois chez une agence web qui devait me former à flash (vivalavolley est effectivement un très bon jeu en flash quand tu es stagiaire oublié). Pire, le patron disparait mystérieusement une semaine, et reviens le vendredi à 18h … bronzé, avec un short, des tongs et un bob pour nous dire qu’il venait de se rendre compte d’une erreur sur un des sites web et « qu’heureusement il y en a qui bossent ici ». Donc mon stage a finalement été de créer un logo pour une loge Franc-maçonnique (ça ne s’invente pas) qui était une déclinaison d’Athéna des Chevaliers du Zodiaque (bah ouai), de traduire un site web en Anglais (un gros Google Translate bien baveux de l’époque de la part du stagiaire qui devait battre le record des stagiaires à vivalavolley) et enfin … le must … de trouver des noms pour des strings pour homme (le patron venait de racheter une boite dédié à la vente de string pour homme dont le nom étaient tous des dieux grecques, j’avais proposé Uranus mais c’est pas passé … ). Ca parait gros, mais c’est véridique. Au bout d’un mois, j’ai parlé de cela à mon école, qui m’a autorisé à quitter le stage, et je me suis formé moi même durant les deux mois d’été … Le pire, c’est que les trois salariés ont démissionné dans cet été, et qu’un ami a réalisé un stage six mois plus tard … même combat, les nouveaux salariés quittaient les lieux. Vous trouverez toujours des entreprises foireuses, mais des fois, vous tomberez sur la perle rare. Lors de mon dernier stage, j’ai fait six mois en start up avec CDI à la clé, j’ai appris plus qu’en 5 ans d’études, tant sur le côté humain que sur l’aspect web. Ne désespérez pas, comme vous dites il y a beaucoup d’agences qui ont une bonne vision, à vous de trouver et d’appréhender la bonne ! Bonne chance :)

    Répondre
  14. Aurélien

    Il est vrai que la recherche de stage est toujours ardue. Entre les offres peu intéressantes et celles qui font miroiter LE stage de l’année, il faut faire attention.
    Après, une expérience vaut ce qu’elle vaut, à toi de la valoriser.

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  15. 512banque

    Le menu salade tomate oignon est excellent :D
    Et très bonne approche, du coup tu as créé le schéma que tu as décrit avec les entreprises qui te courent après.
    Bon article, sauf les commentaires en italique qui font un peu « jeûne » ;)
    Sinon sur l’aspect SEO, il ne faut pas se leurrer. C’est un travail rébarbatif et ultra basique. Le seul point qui peut faire la différence selon moi, c’est l’automatisation. La création d’un robot, ça c’est excitant.

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  16. Le Juge SEO

    Salut JDB,

    Je comprends la frustration dans la recherche d’un stage « Intéressant » et « formant » maintenant il faut quand meme voir quelques trucs, je vais etre un peu dure mais j’ai été plusieurs fois de l’autre cote de la barriere et trouver un stagiaire « intéressé » et « compétent » cela releve aussi des 12 travaux d’hercules.

    Il faut etre 2 pour signer un contrat / une convention de stage il faut un employeur et un stagiaire donc dans la mesure ou il y a du choix (selon vos dire) a vous de faire vos devoirs et de checker les compagnies pour lesquelles vous voulez travailler – je suis desole pour ton ami qui a fait de la modif Joomla mais j’ai dans l’idée qu’il a pas du faire un recherche de stage bien violente ou bien qu’il s’y est pris tard.

    Dans les commentaires de l’offre d’emploi – le fameux: « L’effort de formation? Vous allez me former à quoi ? La nouvelle Senseo avec capsule en chocolat ? Parce que pour le reste ça devrait aller. »

    Le Reste ca devrait aller!!???!! – Voila un point sur lequel nos avis divergent et qui quelque part me navre quand je vois les demandes de stage de certains – Souvent les jeunes qui sortent d’écoles de commerce ou de communication ont la tete encore plus enflée que la mienne (et pourtant j’ai un gros teston!) NON mon p’tit – si je prends un stagiaire c’est pour le former parce qu’il en a besoin et que la « bouteille » ca ne s’apprends pas a l’école.

    De plus en ce qui me concerne (la je te donne raison souvent ce n’est pa le cas malheureusement) l’effort de formation a effectivement en point de mire le CDI du stagiaire (si je l’ai formé c’est pas pour qu’il aille travailler pour quelqu’un d’autres derriere)

    Bilingue anglais – et bon francais – Et oui – Dans notre métier on écrit beaucoup de rapport et du coup c’est mieux si le stagiaire sait écrire francais – quand a moi je proposait des stages aux UK et bientot peut etre aux US donc oui bilingue anglais ca peut se reveler utile.

    Donc je comprends la frustration JBD – beaucoup de stage pourris peut etre beaucoup de désillutsion dans des stages avec de grosses boites – reste qu’on bon stage ca se recherche et ca se trouve, il suffit juste de se donner un peu de mal et de se dégonfler un peu le teston!

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  17. Jdb Auteur de l’article

    Pour la fameuse offre de stage, on pense que « l’effort de formation » est vraiment minime pour cette entreprise en particulier (que je ne cite pas).

    On a déjà fait des stages, on imagine ce que l’on va apprendre ou pas.

    C’est surement un mauvais préjugé, c’est mal, on est bien d’accord.

    L’article est effectivement présomptueux et intervient au début de nos recherches de stages. C’est plus une humeur qu’une analyse construite.

    Je suis d’accord sur l’argument de l’effort à fournir pour trouver un bon stage.

    Au final, la publication de cet article nous a permis de nous démarquer de la masse et de recevoir des offres de stage pertinentes et très intéressantes. C’est toujours mieux que le traditionnel CV/LM.

    Cela permet aussi de faire lire mes précédents billets, si l’entreprise est intéressée, pour comprendre quelle est ma démarche, mes centres d’intérêts et ma façon de penser. Mieux qu’une liste à puces dans un CV, si l’entreprise fait cette démarche et qu’elle me contacte, je sais qu’elle porte vraiment un intérêt pour moi.

    Ce que je dis est très utopiste et « étudiant », mais a priori ça marche.

    De là a dire que notre vision est omnisciente et qu’on détient la vérité universelle… On en est loin. Dire la façon dont je vois les choses, c’est un peu le propre d’un blog.

    La théorie est bien loin de la pratique et ça j’en suis bien conscient.

    Répondre
  18. Licences Pro

    Cet article est vraiment intéressant. Beaucoup de stages peuvent être peu valorisant, mais le but est (pour tout le monde je pense) de trouver un stage qui va nous plaire et nous offrir un vrai aperçu du métier que l’on veut faire plus tard.

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  19. OSteEL

    J’allais répondre quelque chose d’à peu près similaire à « Le Juge SEO », je vais donc éviter de paraphraser. J’ajouterai juste que débarquer sur le marché de l’emploi avec un trop plein de confiance conduit souvent à se prendre rapidement une bonne baffe et que, en effet, il ne faut absolument pas croire ce que fait miroiter le corps enseignant à ses élèves pour leurs débuts dans la vie active (ce qui s’applique probablement à d’autres secteurs que le web).

    J’ai aperçu « Mais vous êtes des génies, les plus beaux, les plus forts… », et en vérité, à la lecture de ce billet, c’est un peu ce que j’ai pensé… à l’endroit des rédacteurs !

    Ceci dit, le « coup de com’ » provoqué par ce billet est plutôt bien vu ;)

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  20. Jean-Daniel Auteur de l’article

    Merci pour ton commentaire.

    C’était vraiment un coup de gueule, on a quand même un minimum d’humilité. On sait qu’on a encore « rien vu » et qu’il faut garder la tête froide.

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  21. wecho

    Bon coup de gueule !
    Sans connaitre l’auteur, on pourrait penser à un p’tit jeune aigri à l’égo sur dimensionné, mais ne vous trompez pas et suivez son compte twitter, @jdboutet a tout du futur vrai spécialiste.
    Assez d’accord avec Christophe, le ton est celui d’un chef d’entreprise.
    Par contre pour le bac+5, euh comment dire. C’est bien certes, mais c’est loin d’être LE critère…

    Répondre
  22. Cédric

    Bonjour et bravo pour cet article ; j’arrive un peu après la bataille mais je me retrouve vraiment dans l’état d’esprit de l’article.

    Je me suis associé comme consultant com’ avec un développeur web pour monter une agence web, plutôt orientée vers les PME, tout en étant spécialisés sur les solutions Django /Python.
    … Mais le temps des stages et des boulots précaires n’est pas si loin : une fois qu’on passe de l’autre côté de la barrière, le plus dur c’est effectivement de rester humble, réaliste et d’essayer d’appliquer de bonnes pratiques lorsqu’un stagiaire nous sollicite. Ne pas lui faire perdre de temps, faire en sorte qu’il retire toujours quelque chose de son passage dans notre boîte.

    Dans ce secteur qui évolue toujours très vite, quelle angoisse de se dire qu’on est toujours à la limite d’exploiter des stagiaires aux compétences que l’on a pas toujours… Même si le stagiaire est là pour acquérir de l’expérience et que ça n’enlève en rien l’importance de notre responsabilité sociétale, cela me pose tout de même question. Où est l’éthique ? La définition du stage a selon moi évolué dans le mauvais sens.

    Donc, futurs stagiaires, je crois que c’est vital pour vous de conserver un peu d’ego tout de même dans ce monde de brutes ;)

    Au passage, je constate qu’il y a de beaux profils qui sortent de l’université de Poitiers !

    Répondre
  23. jb

    Très juste cet article :)

    Ce que je déteste par dessus tout, c’est arriver dans une entreprise qui « te vend du rêve » pour te faire venir, mais une fois dedans, tu t’aperçois que tu es certainement celui qui comprend le mieux les problématiques qui posées par les client / le marché…

    Aujourd’hui j’ai le sentiment d’être en position de force sur le marché du travail, pas seulement pour obtenir un CDI (je viens d’en refuser un). Cependant, trouver une bonne entreprise est une vraie difficulté, entre les discours de façade et le fonctionnement interne le fossé est parfois important…

    Répondre
  24. Ping : Curator, prédictions, fail... Billets de la semaine #126 - Le blog du Modérateur

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