Médias sociaux : ce que les collectivités doivent savoir avant de s’engager

Après avoir abordé l’intérêt de la démarche, j’aborde ici les choses qu’il faut comprendre avant de s’engager. Je rédigerai bientôt un 3ème article sur le thème « Médias sociaux & Collectivités locales ».

Ce que les collectivités locales doivent comprendre :

On abandonne la communication verticale, pour rentrer dans une conversation horizontale.
On ne maîtrise pas la conversation, on y participe.

Sur les médias sociaux, ce que l’on dit de vous est plus important que ce que vous dites de vous. On ne gère plus une image, mais une réputation.

Il faut y être présent de façon pérenne (à long terme) et comprendre que cela demande du temps et des moyens humains.

La transparence et l’honnêteté sont les valeurs les plus respectées, on ne censure pas, on accepte la critique, on y répond en privilégiant le dialogue.

Les internautes ont pris goût à être écoutés et fuient si ce n’est pas le cas. Il faut faire l’effort d’écouter avant de s’exprimer et après s’être exprimé.

Il faut toujours répondre aux commentaires négatifs, même si c’est pour dire qu’on fait remonter le problème. On ne laisse pas ses abonnés sans réponse.

On oublie le ton solennel pour un langage plus familier et proche des gens. Dites « On », « Nous », il ne faut pas installer de distance avec ses interlocuteurs.

Avant de s’engager, penser à ce qu’on va y dire, il ne faut pas prendre cette démarche à la légère et penser à la valeur ajoutée qu’on peut apporter sur les médias sociaux. Il ne faut surtout pas se contenter de relayer les informations du site institutionnel, sous peine d’être considéré comme un spammer.

Le principe de base des médias sociaux, c’est le partage. Ne pas s’autocentrer, relayer les informations locales, les résultats sportifs du département. Et surtout soyez toujours pertinent. Les gens se moquent complètement de l’inauguration de la cantine du Lycée « Machinchose » (à part vos élus).

Sur Facebook, il faut toujours illustrer ses publications avec une image et un lien vers plus de contenu. Sur les médias sociaux, les messages doivent être des teasers vers plus de contenu. Les gens choisiront les informations qui les intéressent.

Attention, les efforts consentis d’une présence sur les médias sociaux ne se mesurent pas du jour au lendemain. Il faut rester constant dans les publications, ne pas faire de la quantité mais de la qualité. Il vaut mieux quelques informations pertinentes que trop d’informations inintéressantes.

9 réflexions au sujet de « Médias sociaux : ce que les collectivités doivent savoir avant de s’engager »

  1. Adrien

    De la à ce que tu arrive à faire entendre ça à des élus locaux…

    Je pense pas que tu empêcheras un service de com’ d’un élu de parler de sa visite de l’inauguration de la cantine du Lycée « Machinchose », parce que c’est le seul ressort médiatique qui sert à séduire les électeurs en faisant croire qu’ils sont sur le terrain. Le travail de bureau est forcément moins visible et spectaculaire.

    Faudra que tu développe la différence que tu vois entre image et réputation, parce qu’il peut y avoir plusieurs interprétations.

    Mais j’aime bien la démarche, elle est pédagogique.

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  2. Jdb Auteur de l’article

    Image/Réputation = Ce que tu dis sur toi / Ce qu’on dit de toi

    C’est comme ça que je le vois.

    Les élus, honnêtement pour avoir présenté ça au cabinet du Président et que je présente bientôt au Président. Ils ont l’air partant. Partant pourquoi ? Pour les élections, donc pour leur image. Parce que derrière il y aura un grand vide, mais si l’outil est validé et que c’est un agent territorial (apolitique) qui le gère, c’est la porte ouverte à des choses intéressantes.

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  4. Guénaël

    Très bon billet :) Juste la même remarque qu’Adrien pour les inaugurations à la con, c’est une partie intégrante de la vie politique locale, qu’on le veuille ou non.

    Les « on » et « nous », je sais pas si ça marche vraiment ave c es colelctivités. Enfin ça s’arrête au moment où les gens se demandent dans quelle mesure le community manager qui dit « on va s’occuper de cette question » peut influer sur la collectivité qu’il représente.

    J’aimerais bien avoir ta vision de la position du CM dans la chaine de décision d’une collectivité d’ailleurs. Plutôt vers l’extérieur comme un service de communication (auquel il peut être intégré) ou à un niveau plus intégré ?

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  5. Jdb Auteur de l’article

    Au sein qu’un pôle Information & Communication (qui n’existe pas partout). Dans l’existant, c’est le service Com. Le CM étant sous la tutelle du Directeur de la Communication.

    Le vrai grand problème c’est la part des politiques la dedans. J’ai pas encore tranché la dessus et je pense que je laisserai le soin au CG de trancher une fois mon étude terminé. J’y pensais pour mon mémoire.

    L’idéal c’est qu’il est une position transversale au milieu de la Com interne, la DSI, la Dir.Com. C’est pour ça que je pense qu’un pôle Information & Communication serait interessant pour gérer toute la Com au même endroit. Qu’elle soit Interne, Externe, Papier ou Web (Y compris la veille).

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